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Posté le 10.02.2008 par titine306
Johnny Hallyday et Michel Sardou font scandale à l'anniversaire de Sarkozy
Un clash s'est produit lors de l'anniversaire de Nicolas Sarkozy le 28 janvier dernier entre Michel Sardou et Johnny hallyday. Un clash si violent, que le Président de la république, dont la dispute à fortement déplu, a demandé à Arthur de faire sortir Johnny ! Le chanteur à donc quitté la soirée d’anniversaire en compagnie de sa femme Laéticia.
Mais quelle est la cause ? Johnny Hallyday serait à l’origine de ses tensions. Il aurait en effet refusé en des termes plutôt vifs de serrer la main à Michel Sardou. Il aurait accusé ce dernier de se moquer de sa famille. Rappelons que Sardou a souvent été critique sur « ces chanteurs de 50 balais qui se remarient avec des jeunettes ». Johnny s’est sûrement senti viser.
Notons au passage que ni Johnny Hallyday ni Michel Sardou n’ont été invités au mariage du chef de l’état la semaine d'aprés.
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Posté le 10.02.2008 par titine306
Premier passage en vedette à l'Olympia. En première partie des attractions et les Frères ennemis.
«J'ai voulu ce récital comme un couple qui désire un enfant»,dit-il.
Michel présente «Le rire du Sergent» et «J'habite en France». Un grand succès. Michel est bon. Les gestes sont sûrs pendant les interprétations. La musique juste. Le public passe deux heures inoubliables de joie, de sensations, de surprises. Le soir de la dernière, une ovation de 12 minutes, chronométrée par Bruno Coquatrix ! ! On n'avait pas fait mieux depuis Edith Piaf.
Le passage scénique reçoit un écho important dans la presse. Il est souvent décrit pour quelqu'un d'engagé, le réactionnaire parfait. Sardou conteste ses dires :
«Je ne suis pas foncièrement un homme de révolte. Je chante les choses de la vie, faites de violence, d'amour, de soucis. Nous vivons dans une période d'agressions».
Discographie 1971: Sortie d'un premier 33T enregistré en public et intitulé «Olympia 1971».
Single: «Je t'aime, Je t'aime» – «La Corrida n'aura pas lieu»
Single: «Le Rire du Sergent» – « ive la Mariée»
Posté le 10.02.2008 par titine306
15 janvier, c'est la naissance de Sandrine, premier enfant de Michel et de Françoise.
Du 4 au 22 février: Premier Olympia en lever de rideau d'Enrico Marcias. Bruno Coquatrix, directeur de l'Olympia propose à Michel un contrat à signer : un second passage dans la même année. Sous l'influence de la parolière Vline Buggy, Michel Sardou enregistre le 45 T « Les Bals Populaires ». Le titre obtient le grand prix de la SACEM et offre à son interprète un premier disque d'or et l'attribution du grand prix de la société des auteurs-compositeurs, éditeurs et, un peu plus tard, Valéry Giscard d'Estaing lui remet le grand prix de l'académie Charles-Gros pour « J'habite en France » qui franchit également la barre des 500.000 exemplaires vendus. Les Français se sont enfiévrés véritablement avec « J'habite en France » qui touche directement leur amour patriotique.
Michel part en tournée en première partie d'Alain Barrière. 1970 est prolifique pour Sardou. Il fait la une des magazines de jeunes. Il est même allé aux USA avec Jean-Marie Périer pour le magazine «Salut les Copains».
Quel plaisir d'être enfin récompensé pour son travail ! Le nom de Sardou commence à grandir dans le monde artistique. Bien épaulé par Jacques Revaux et Vline Buggy, l'artiste a tous les atouts pour conduire sa carrière dans la durée. Ses fréquentes apparitions sur les ondes radio ou à la télévision contribuent à le faire connaître un peu plus largement au public. Puis Michel a une voix ! Il sait la percher très haut pour donner un agréable relief à ses chansons. C'est aussi quelqu'un qui intrigue par sa mine dure « Je suis un protestataire, un gamin de Paris ». Un portrait qui ressemble superbement à celui de la plus d'entre nous ? Ne dit-on pas que le Français est râleur!
Financièrement aussi tout va bien pour Michel. Pour assouvir son grand appétit pour les belles choses, Michel laisse volontiers son deux pièces dans le 18ème arrondissement à Paris et s'établit à Neuilly, dans un appartement éclatant. Fanatique de cinéma il craque devant une belle caméra 16 mm et, à court à terme, il rêve de posséder une salle de projection. A ce rythme, l'appartement de Neuilly est vite saturé. Scrutant tous les coins de Paris, il parvient à se trouver une résidence somptueuse à Reuil, au milieu des bois de Saint-Cucufa : une propriété de 3 ha. Et pas n'importe laquelle, le Pavillon de chasse de Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon. Un choix guidé par l'entichement que Michel porte à l'empereur. Sa nouvelle demeure est toute proche des studios d'enregistrement. Pour se faire une idée, visitons ce lieu plaisant :
La particularité de cette demeure c'est qu'elle est composée de trois maisons judicieusement bien séparées. L'ensemble est protégé par un grand mur. Un escalier ancré sur de gros rondins dehors mène à l'intérieur. Un décor complètement moderne, style « An 2000 » : piano électrique, magnétoscopes multiples, chaîne hi-fi de haute performance, moquette couleur charbon. Le plus marquant ce sont encore les tableaux au portrait de Napoléon. Ils sont partout suspendus aux murs, posés sur les meubles.L'Empereur a une place aussi sacrée que les membres de la famille Sardou!
Au rez-de-chaussée une immense salle à manger avec cuisine. Dans le pavillon juxtaposé on peut voir une superbe salle de bain, juste à côté la bibliothèque, remplie de volumes sur Napoléon, mais aussi des ouvrages sur Apolinaire, Maupassant, Gustave Flaubert... Sur un placard télévision et magnétoscope. Le troisième bâtiment retiré du foyer comprend de nombreuses distractions : billlard, jeux de société,salle de projections,etc... Dans cette coquette demeure enfoncée au coeur des bois de Saint-Cucufa Michel et sa femme Françoise et leur fille Sandrine vivent paisiblement. 12 au 25 octobre 1970: Second passage à l'Olympia, en vedette américaine de Jacques Martin. Trente minutes sur scène. On découvre Les Bals populaires et Mourir de Plaisir. C'est la consécration. Bruno Coquatrix propose à Michel un passage en vedette.
Posté le 10.02.2008 par titine306
[COLOR=blue]Jacques Revaux et Régis Talar créent le label « Trema », distribué par Philips, qui produira désormais les disques de Michel. José Arthur prétend que « derrière chaque artiste se cache un Marouani ». Régis Talar appartient au clan. A ce trust sans lequel,probablement, le métier ne serait pas tout à fait ce qu'il est. Régis est un Marouani.
Tréma, une affaire vraiment née de l'amitié : « c'est pour Michel qu'on l'a montée ».Les deux jeunes PDG partis de l'édition, et qui gravent aujourd'hui leur propre sillon, tiennent à ce que les choses soient bien claires. Talar précise:« Il y a Tréma et il y a Sardou». Et Revaux ajoute aussitôt:«Mais il y a eu Tréma, parce qu'il y a eu Sardou».Michel Sardou a donc l'honneur d'inaugurer cette jeune maison en tant que premier artiste. «C'est notre artiste. C'est plus que NOTRE artiste c'est sa maison, en fait. Mais juridiquement il n'a rien à voir dans la société. Juridiquement, c'est un chanteur comme un autre».
Affaire d'amitié et staff très familier, installés, bureaux et studios, près des Champs Elysées. Mme Revaux, mère de Jacques, secrétaire générale de direction, est un peu l'ange gardien de la maison : tout passe par ses mains. Alain Revaux, le frère est directeur financier. Vic Talar manager. « Une maison très particulière où les greffes sont très difficiles » Et où on réussit – c'est rare – à conjuguer les rapports affectifs et la rigueur professionnelle. C'est dans ce souci qu'ils ont engagé, pour compléter leur équipe, plusieurs ex-chanteurs : Bourtayre, Gérard Melet ou Pierre Billon.... «Il faut avoir été au charbon pour savoir ce qu'il y a à faire».
Rapidement un 45 Tours suit, livrant 2 titres : « America America » et « Monsieur le Président de France ». Michel Sardou s'entoure de nouveaux collaborateurs pour lui écrire des chansons : Pierre Billon et Vline Buggy feront accoucher : « J'habite en France » et « Mourir de Plaisir » qui obtient un succès d'estime. 30.000 exemplaires vendus.
Posté le 10.02.2008 par titine306
[COLOR=blue] Michel va alors s'employer de longues journées à étudier les « ficelles» du métier. 3 à 4 h par jour de cours de chant, à perfectionner la mise en scène.Michel est resté 3 ans chez Barclay. Barclay n'a jamais compris Michel Sardou. « Evidemment mes disques n'étaient pas bons, ça démarrait lentement... Mais enfin c'était son métier, il aurait dû se dire qu'il y avait peut-être des chansons intéressantes, des textes. Il faut être patient quelquefois »
Michel a enregistré 7 microsillons chez Barclay, soit 28 titres. Début 1967, un cinquième 45 T est mis sur le marché, signé Sardou et Revaux : « Petit (la chanson préférée de Jackie) – Tu as changé – 100.000 Universités –Les Fougères » Les deux dernières ne méritent pas une attention particulière. Par contre ce qui eût mérité une attention toute particulière en revanche, c'était le sixième 45 T. Nous sommes en 1967 : il s'agit de la chanson « Si j'avais un Frère au Viëtnam », avec une musique de Jacques Revaux tout comme celle de « Je ne t'ai pas trompée ». Sur le même disque on trouve encore « God Save » et puis « Madame Je », attachante chanson. Le septième que Michel enregistre chez Barclay aurait dû attirer l'attention de Barclay. 4 Titres « Les Dessins – Folksong Melody – Le centre du Monde (que Michel reprendra dans son album Sardou 1966) – Nous n'aurons pas d'enfant ». Comment est-il possible que cette fois Barclay n'ait pas compris ? "Nous n'aurons pas d'enfant" passe sur toutes les ondes, fût n° 1 au hit-parade en Belgique, mais « l'intendance » ne suivit pas, le disque fût mal distribué. Cette fois il fallait rompre. Lassé de travailler avec des gens qui ne croyaient pas en lui, Fernand Sardou raconte: «Michel fit une crise et annonça au Napoléon du disque qu'il le quittait. On lui lance « qu'il n'était qu'un petit con.... Et qu'il ne ferait jamais rien dans la chanson» Jacques Revaux:Compositeur et ami de Sardou depuis 1965, sous contrat avec une filiale des Editions Barclay, délaisse également avec Régis Talar, un dirigeant de celui-ci. Jacques Revaux, né en 1940, est sensibilisé très jeune par la musique. Après avoir reçu un enseignement de musique classique, il se tourne vers le Conservatoire de Paris. Parmi les quelques hautes pointures, il en est un qui interprète une chanson de Revaux : Frank Sinatra avec « My Way » (Comme d'habitude). Ce titre divulgue au monde entier le nom de Revaux. Fort de sa performance, il s'attache dorénavant à assister quelqu'un en qui il croit:Michel Sardou! Revaux, c'est le contact carré, le cigare et la passion des chiffres. Talar, le regard, un charme discret et la passion du foot. Revaux et Talar : inséparables. Ils se veulent, professionnellement, parfaitement interchangeables. Et ils sont totalement différents. Quand il se rencontrent en octobre 1962, Régis Talar travaille depuis un an chez Philips. Il a 22 ans. Ils ne le savent pas encore mais pour eux « c'est à la vie à la mort ». Rien d'étonnant donc, si en quittant Philips pour Barclay en 1963, Talar y entraîne Revaux, et si en 1969, quand Michel est viré de chez Barclay, ils décident de s'en occuper ensemble. «On a cassé la tirelire, on a fait signer à Michel un contrat de 10 ans et on a enregistré un disque».